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Château d'eau du Ban de Gasperich

Le 19 février dernier, les résultats du concours d’architecture organisé par la Ville de Luxembourg pour la conception d’un château d’eau à Luxembourg-Cloche d’or ont été révélés. Le bureau SteinmetzDeMeyer architectes urbanistes en collaboration avec le bureau d’études INCA a remporté le deuxième prix. Archiduc vous présente le détail de leur projet.

Le choix architectural
Le projet pour ce château d’eau repose sur deux idées maîtresses que sont la flexibilité maximale intégrée et la création d’un point de repère gracieux dans le paysage proche et lointain.
Parce que les châteaux d’eau anciens et récents ont tous fait l’objet d’adjonctions techniques qui n’étaient pas prévues au moment de la construction, la flexibilité semble être un élément essentiel. Pour cela, les architectes ont fait le choix d’un noyau central entouré d’une structure portante externe, enveloppante, permettant dans le futur d’accueillir des équipements ou des infrastructures nouvelles.
Un pied large et généreux complété d’un sommet de mêmes dimensions assurera les réserves en surfaces et en volumes pour accueillir des installations futures, sans nuire à l’aspect extérieur de cet ouvrage d’art, repère important dans le paysage proche et lointain.
Le noyau central est l’épine dorsale qui portera les flux verticaux jusqu’au sommet de la tour: le monte-charge au milieu, les tuyaux d’eau d’un côté et les câbles électriques et d’antennes de l’autre côté.
Au rez-de-chaussée, on trouve la chambre à vannes, un local technique électricité et un mur d’exposition pour le public.
Au sommet, les deux cuves d’une capacité totale de 1000 m3 voisinent le local à vannes. La plateforme sur réservoir devient technique et est destinée à accueillir les installations techniques des fournisseurs d’antenne GSM. Les visiteurs peuvent circuler également sur cette plateforme jusqu’au sommet de la structure enveloppante pour admirer le paysage.
C’est dans un souci d’optimisation et d’économie des moyens de construction que le choix d’une construction qui rassemble l’enveloppe et la structure en un seul ouvrage a été effectué.
Le point de repère gracieux dans le paysage proche et lointain découle de l’importance de cet ouvrage d’art comme point de repère visuel, tant depuis différents quartiers de la ville de Luxembourg, qu’en proue de la capitale vue depuis l’autoroute A6 et les environs plus ou moins lointains au sud.
La forme du château d’eau s’inscrit à la fois à sa base dans la logique des géométries orthogonales du quartier Ban de Gasperich en devenir, avec des abords traités de manière ouverte, et dans son élévation elle opère une torsion par rotations progressive de 10° entre « étages » et un changement de section depuis le rectangle d’or originel au carré à mi-hauteur. Après une rotation totale de 90° accompagnée d’une inversion de l’orientation des changements de section, le sommet retrouve les proportions du nombre d’or, d’aplomb avec la base. L’ensemble de la silhouette évoque une forme fluide et en spirale, tel un tourbillon d’eau, montant ou descendant.

Le parti structurel
Le choix du béton armé apparent offre des atouts de résistance, de durabilité, d’entretien et d’intégration urbaine et environnementale.
Les fondations sont sur pieux forés tubés. Les voiles périphériques de la tour en béton armé gris clair apparent. Les escaliers sont en construction métallique galvanisée et caillebotis, tout comme le belvédère panoramique au sommet. Les réservoirs sont en béton armé étanche.